{"id":595,"date":"2023-06-24T19:05:33","date_gmt":"2023-06-24T17:05:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.psy-science.fr\/?p=595"},"modified":"2024-12-02T14:42:06","modified_gmt":"2024-12-02T13:42:06","slug":"carl-cederstrom-et-andre-spicer-le-syndrome-du-bien-etre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/2023\/06\/24\/carl-cederstrom-et-andre-spicer-le-syndrome-du-bien-etre\/","title":{"rendered":"Carl Cederstr\u00f6m et Andr\u00e9 Spicer &#8211; Le syndrome du bien-\u00eatre"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"212\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Syndrome-bien-etre-212x300.jpg\" alt=\"Carl Cederstr\u00f6m et Andr\u00e9 Spicer sont enseignants en &quot;organization studies&quot;, discipline hybride qui s'int\u00e9resse au comportement organisationnel et utilise et regroupe des connaissances issues d'autres disciplines comme la psychologie, l'anthropologie ou la sociologie. Dans ce livre, ils proposent de s'int\u00e9resser \u00e0 la place toujours plus croissante du bien-\u00eatre dans la soci\u00e9t\u00e9 et dans les entreprises. Que peut-on en penser ?\" class=\"wp-image-596\" srcset=\"https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Syndrome-bien-etre-212x300.jpg 212w, https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Syndrome-bien-etre-723x1024.jpg 723w, https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Syndrome-bien-etre-768x1087.jpg 768w, https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Syndrome-bien-etre-300x425.jpg 300w, https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Syndrome-bien-etre-850x1204.jpg 850w, https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Syndrome-bien-etre.jpg 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 212px) 100vw, 212px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td><strong>Quel est le titre du livre&nbsp;?<\/strong><\/td><td>Cederstr\u00f6m, C., Spicer, A. (2016). <em>Le syndrome du bien-\u00eatre<\/em> (traduit par E. Jacquemoud). L&rsquo;\u00e9chap\u00e9e. \u00a0<\/td><\/tr><tr><td><strong>Quel est le sujet du livre&nbsp;?<\/strong><\/td><td>Carl Cederstr\u00f6m et Andr\u00e9 Spicer proposent d&rsquo;analyser la place, toujours plus importante, du bien-\u00eatre dans la soci\u00e9t\u00e9 et dans les entreprises.<br><br>Diff\u00e9rentes th\u00e9matiques sont abord\u00e9es dont les injonctions paradoxales d&rsquo;uniformisation et de singularit\u00e9 des individus, les pratiques manag\u00e9riales \u00ab\u00a0innovantes\u00a0\u00bb r\u00e9utilisant des hobbies pour tenter de conjuguer bien-\u00eatre et performance (r\u00e9unions-promenades, programmes d&rsquo;\u00e9quitation pour d\u00e9velopper ses comp\u00e9tences manag\u00e9riales etc.), les programmes d&rsquo;activit\u00e9 physique ou visant \u00e0 influencer l&rsquo;alimentation des individus, la recherche du bonheur, les d\u00e9rives et m\u00e9susages de la psychologie positive conduisant \u00e0 individualiser la responsabilit\u00e9 des individus vis \u00e0 vis de leur situation, les impacts de la quantification de soi ou les usages de la ludification, la pression impos\u00e9e aux personnes malades alors m\u00eame que l&rsquo;arr\u00eat maladie apparait parfois comme le seul instant o\u00f9 se permettre d&rsquo;accepter le rythme de son corps, ou les mouvements et pratiques qui contestent ces normes tout en ne parvenant qu&rsquo;\u00e0 s&rsquo;en extraire partiellement comme le barebacking ou le fat acceptance movement.<br><br>En d\u00e9finitive, \u00e0 travers ces th\u00e9matiques, les auteurs illustrent le paradoxe qu&rsquo;ils identifient dans le syndrome du bien-\u00eatre : subir des injonctions pour trouver un \u00e9quilibre de vie et de bien-\u00eatre mais finir assujetti \u00e0 cette recherche et ne pas en tirer les b\u00e9n\u00e9fices escompt\u00e9s, faire de multiples efforts pour atteindre une forme de bien-\u00eatre et d&rsquo;accord avec nous-m\u00eame mais se sentir plus mal et \u00e9trangers \u00e0 nous-m\u00eame.  Ils \u00e9voquent \u00e9galement les effets n\u00e9gatifs sur la soci\u00e9t\u00e9 de ces d\u00e9marches comme le d\u00e9veloppement d&rsquo;une biomorale, voire d&rsquo;un hygi\u00e9nisme, conduisant \u00e0 des cons\u00e9quences graves comme la discrimination, la culpabilisation des individus qui ne parviennent pas \u00e0 se conformer \u00e0 la norme dict\u00e9e ou encore la non-mise en oeuvre de r\u00e9formes structurelles n\u00e9cessaires au bien-\u00eatre collectif par exemple. <\/td><\/tr><tr><td><strong>Qu\u2019a-t-on particuli\u00e8rement aim\u00e9&nbsp;?<\/strong><\/td><td>Les auteurs illustrent leur r\u00e9flexion de r\u00e9f\u00e9rences historiques ou th\u00e9oriques r\u00e9elles et issues de diff\u00e9rentes disciplines ainsi que d&rsquo;exemples factuels d&rsquo;entreprises, de gouvernements ou de pratiques soci\u00e9tales. Des r\u00e9f\u00e9rences sont pr\u00e9sentes en bibliographie pour v\u00e9rifier ces exemples. La critique de la place croissante du bien-\u00eatre ne rel\u00e8ve donc pas d&rsquo;un simple avis des auteurs mais d&rsquo;une r\u00e9elle analyse interdisciplinaire de ce ph\u00e9nom\u00e8ne. Nous regrettons cependant que l&rsquo;analyse du ph\u00e9nom\u00e8ne soit rarement faite par le prisme de la psychologie, notamment la psychologie sociale.<br>Le langage utilis\u00e9 est simple et le livre se veut accessible au plus grand nombre, les r\u00e9f\u00e9rences \u00e9tant toutes expliqu\u00e9es. Les rares recours \u00e0 la psychanalyse sont en outre clairs et permettront au lecteur de comprendre et adopter la posture critique qui lui conviendra vis-\u00e0-vis de ces arguments, ce qui n&rsquo;est pas r\u00e9pandu.<br>Une bibliographie indicative par chapitre est fournie en fin de livre pour permettre au lecteur de creuser davantage la question.<br>In fine, ce livre offre une premi\u00e8re approche pour r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la place grandissante des programmes de bien-\u00eatre, qu&rsquo;ils reposent sur le sport, l&rsquo;alimentation, la pens\u00e9e positive, le d\u00e9veloppement personnel ou autre. Les lecteurs pourront ensuite creuser le sujet en lisant des livres sp\u00e9cifiques aux disciplines les int\u00e9ressant (philosophie, psychologie, sociologie &#8230;).<\/td><\/tr><tr><td><strong>Consid\u00e8re-t-on qu\u2019il puisse s\u2019agir d\u2019un livre de r\u00e9f\u00e9rence sur sa th\u00e9matique&nbsp;?<\/strong><\/td><td>Oui, sur le d\u00e9veloppement des actions \u00ab\u00a0bonheur\u00a0\u00bb dans la soci\u00e9t\u00e9, dans les entreprises et leur impact.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Sinon, pourquoi&nbsp;?<\/strong><\/td><td>\/<\/td><\/tr><tr><td><strong>A quel public le conseillerions-nous&nbsp;?<\/strong><\/td><td>La population g\u00e9n\u00e9rale.<br>Toutefois, nous aimerions insister sur le fait que nous le conseillons particuli\u00e8rement aux personnes qui seront en charge de programmes relatifs au bien-\u00eatre (dans les organisations ou dans les politiques publiques) afin de favoriser un regard critique vis-\u00e0-vis d&rsquo;actions \u00e0 la mode pouvant sembler attrayantes (d\u00e9velopper le sport en entreprise, d\u00e9velopper un programme d&rsquo;\u00e9ducation nutritionnelle, d\u00e9velopper le coaching bien-\u00eatre, diffuser des connaissances sur la recherche du bonheur etc.).<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Carl Cederstr\u00f6m et Andr\u00e9 Spicer sont enseignants en \u00ab\u00a0organizational studies\u00a0\u00bb, une discipline hybride ayant recours aux connaissances issues d&rsquo;autres disciplines comme la psychologie, la philosophie, la sociologie, l&rsquo;anthropologie ou encore la psychanalyse.<br \/>\nDans ce livre, les auteurs s&rsquo;int\u00e9ressent \u00e0 la place de plus en plus pr\u00e9sente de la recherche du bien-\u00eatre dans notre soci\u00e9t\u00e9, et proposent d&rsquo;analyser ce ph\u00e9nom\u00e8ne. Que peut-on en penser ?<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2311,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[60,115,110,109],"class_list":["post-595","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-a-lire","tag-bien-etre","tag-bonheur","tag-comportement-organisationnel","tag-organizationel-studies"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/595","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=595"}],"version-history":[{"count":46,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/595\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2328,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/595\/revisions\/2328"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2311"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=595"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=595"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=595"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}