{"id":2360,"date":"2024-12-20T08:33:00","date_gmt":"2024-12-20T07:33:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.psy-science.fr\/?p=2360"},"modified":"2024-12-20T12:57:33","modified_gmt":"2024-12-20T11:57:33","slug":"albert-moukheiber-neuromania","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/2024\/12\/20\/albert-moukheiber-neuromania\/","title":{"rendered":"Albert Moukheiber &#8211; Neuromania"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"691\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Neuromania-691x1024.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-2361\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Neuromania-691x1024.webp 691w, https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Neuromania-202x300.webp 202w, https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Neuromania-768x1138.webp 768w, https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Neuromania-1036x1536.webp 1036w, https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Neuromania-1382x2048.webp 1382w, https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Neuromania-300x445.webp 300w, https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Neuromania-850x1260.webp 850w, https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Neuromania.webp 1713w\" sizes=\"auto, (max-width: 691px) 100vw, 691px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td><strong>Quel est le titre du livre&nbsp;?<\/strong><\/td><td>Moukheiber, A. (2024). <em>Neuromania. Le vrai du faux sur votre cerveau<\/em>. Allary Editions.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Quel est le sujet du livre&nbsp;?<\/strong><\/td><td>Albert Moukheiber est docteur en neurosciences et psychologue clinicien. En outre, il donne des cours \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9, anime des conf\u00e9rences scientifiques et a d\u00e9sormais publi\u00e9 plusieurs ouvrages concernant les neurosciences.<br><br>Dans ce deuxi\u00e8me livre, il souhaite particuli\u00e8rement revenir sur ce qu&rsquo;il appelle une neuromania, \u00e0 savoir la tendance \u00e0 vouloir tout expliquer par le prisme des neurosciences et du fonctionnement du cerveau, au d\u00e9triment des r\u00e9elles connaissances et limites de nos connaissances sur le sujet et d&rsquo;autres variables explicatives pourtant pertinentes.<br>Pour ce faire, l&rsquo;auteur propose une premi\u00e8re partie historique pour mieux comprendre la tendance \u00e0 aller vers cette vision r\u00e9ductionniste. C&rsquo;est dans cette partie qu&rsquo;il revient notamment sur la phr\u00e9nologie, les d\u00e9bats entre les localistes et les distributistes (consid\u00e9rer que chaque fonction se situe dans une zone c\u00e9r\u00e9brale pr\u00e9cise, ou alors qu&rsquo;elle est distribu\u00e9e dans plusieurs zones c\u00e9r\u00e9brales) ainsi que le contexte d&rsquo;\u00e9mergence de plusieurs th\u00e9ories comme celle des deux cerveaux ou celle des trois cerveaux. <br>Dans les parties suivantes, il aborde l&rsquo;utilisation et le d\u00e9tournement des neurosciences dans diff\u00e9rents domaines dont le d\u00e9veloppement personnel, la sant\u00e9, la performance ou encore diff\u00e9rents sujets politiques comme les choix \u00e9lectoraux, la lutte contre les fake news ou l&rsquo;\u00e9volution des comportements \u00e9cologiques. Ces chapitres permettent de comprendre comment les neurosciences sont invoqu\u00e9es, mais \u00e9galement le probl\u00e8me dans leur utilisation dans ces contextes au d\u00e9triment d&rsquo;autres explications plus pertinentes ou compl\u00e9mentaires. L&rsquo;auteur en profite pour debunker certains mythes, pr\u00e9ciser diff\u00e9rentes notions entr\u00e9es dans le langage courant et dans une sorte de march\u00e9 des neurosciences (formations, stage de renforcement, coaching etc.) comme neuroplasticit\u00e9 ou biais cognitif, et rappeler les limites de nos connaissances ou des protocoles et outils de recherche utilis\u00e9s.<br>Pour finir, des id\u00e9es importantes se d\u00e9gagent du livre : la limite de nos connaissances concernant le fonctionnement du cerveau, la n\u00e9cessaire acceptation de la complexit\u00e9, la diff\u00e9rence entre une information descriptive (comme par exemple une corr\u00e9lation entre une activit\u00e9 importante d&rsquo;une zone c\u00e9r\u00e9brale et une situation donn\u00e9e) et une information explicative (qui serait une causalit\u00e9 entre un fait A et un fait B) et, enfin, l&rsquo;id\u00e9e de cognition incarn\u00e9e. Nous ne nous limitons pas \u00e0 notre cerveau et son fonctionnement ne peut pas expliquer nos comportements \u00e0 lui seul. Une multitude de variables est \u00e0 prendre en compte, et c&rsquo;est en s&rsquo;ouvrant \u00e0 cette multitude de variables que nous pouvons identifier les leviers ayant le plus de chances de changer nos comportements ou d&rsquo;am\u00e9liorer la soci\u00e9t\u00e9.<br><br>Citons une partie de la conclusion de l&rsquo;auteur pour r\u00e9sumer ce message cl\u00e9 : <em>\u00ab\u00a0Il faut surtout se demander si la question pos\u00e9e est trait\u00e9e au bon niveau explicatif. Parfois le cerveau, sa chimie, apporte le bon \u00e9clairage. Parfois il faut prendre le temps de comprendre la subjectivit\u00e9 et le parcours singulier de la personne. Dans d&rsquo;autres cas, une approche par le contexte, une lecture syst\u00e9mique est plus pertinente. Parfois encore, il faut observer les interactions entre ces diff\u00e9rents niveaux pour comprendre les r\u00e9seaux d&rsquo;influences diverses en jeu. Enfin, il est important d&rsquo;accepter les limites de notre connaissance actuelle pour se focaliser sur ce que l&rsquo;on sait et les param\u00e8tres sur lesquels nous avons le pouvoir d&rsquo;agir\u00a0\u00bb.<\/em><\/td><\/tr><tr><td><strong>Qu\u2019a-t-on particuli\u00e8rement aim\u00e9&nbsp;?<\/strong><\/td><td>Le livre r\u00e9pond \u00e0 nos diff\u00e9rents crit\u00e8res pour \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un livre de r\u00e9f\u00e9rence&nbsp;:<br>\u2013 Il traite bien de son sujet et offre une premi\u00e8re approche satisfaisante.<br>\u2013 Le langage est accessible. Nous irons m\u00eame plus loin, il s&rsquo;agit d&rsquo;un de ces rares auteurs qui parvient \u00e0 vulgariser sans trahir la complexit\u00e9 de la connaissance initiale. Nous avons vu lors d&rsquo;une interview d&rsquo;Albert Moukheiber qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un point sur lequel il \u00e9tait particuli\u00e8rement vigilant, et exigeant vis-\u00e0-vis des vulgarisations en g\u00e9n\u00e9ral. Bravo !<br>\u2013 Les arguments sont sourc\u00e9s. Il existe d&rsquo;ailleurs deux types de sources. Au fil des chapitres, des num\u00e9ros renvoient \u00e0 des notes offrant un commentaire compl\u00e9mentaire ou une source bibliographique. En compl\u00e9ment, une bibliographie est propos\u00e9e par l&rsquo;auteur, avec des livres plus ou moins techniques et plus ou moins accessibles afin de creuser davantage le sujet. Nous appr\u00e9cions cette d\u00e9marche.<br><br>De plus, nous pensons ce livre d&rsquo;int\u00e9r\u00eat public dans une \u00e9poque o\u00f9 les neurosciences sont invoqu\u00e9es sur chaque sujet (management, alimentation, compl\u00e9ment alimentaires, traitement m\u00e9dicaux, pr\u00e9f\u00e9rences \u00e9lectorales, vaccination, d\u00e9veloppement de conduites \u00e9cologiques, choix de consommation, am\u00e9lioration de la performance au travail, d\u00e9veloppement et am\u00e9lioration des relations sociales et amoureuses, etc.) comme une explication simple et, parfois, porteuse de solutions magiques. Cette d\u00e9rive se retrouve dans les journaux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s, magazines g\u00e9n\u00e9ralistes, magazines pseudo sp\u00e9cialis\u00e9s sur les neurosciences, formations initiales, formations continues d&rsquo;organismes reconnus ou formations plus opaques, conf\u00e9rences d&rsquo;entreprises ou d&rsquo;organisations publiques, blogs, posts sur les r\u00e9seaux sociaux etc. Nous avions d\u00e9j\u00e0 pu relayer certains chercheurs souhaitant debunker le d\u00e9tournement des connaissances scientifiques comme lorsque nous avions partag\u00e9 une conf\u00e9rence d&rsquo;Albert Moukheiber, d\u00e9j\u00e0, ou un ted talk de Molly Crocket. Nous valorisons donc aujourd&rsquo;hui la publication de ce livre et esp\u00e9rons qu&rsquo;il rencontrera un certain succ\u00e8s afin de contrebalancer l&rsquo;omnipr\u00e9sence de cette neuromania.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Consid\u00e8re-t-on qu\u2019il puisse s\u2019agir d\u2019un livre de r\u00e9f\u00e9rence sur sa th\u00e9matique&nbsp;?<\/strong><\/td><td>Oui.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Sinon, pourquoi&nbsp;?<\/strong><\/td><td>\/<\/td><\/tr><tr><td><strong>A quel public le conseillerions-nous&nbsp;?<\/strong><\/td><td>Etudiants en psychologie et en neurosciences, chercheurs et enseignants.<br>Psychologues et toute personne amen\u00e9e \u00e0 intervenir sur l&rsquo;un des domaines abord\u00e9s (notamment la politique, la sant\u00e9, la sant\u00e9 mentale, ou encore le management), pour limiter le recours non constructif aux neurosciences ou \u00e0 des connaissances erron\u00e9es car sur-simplifi\u00e9es ou d\u00e9tourn\u00e9es, et envisager davantage de marges de man\u0153uvres sur ces sujets en prenant en compte l&rsquo;environnement et l&rsquo;id\u00e9e que notre cognition est incarn\u00e9e.<br>Tout lecteur int\u00e9ress\u00e9, pour d\u00e9velopper un esprit critique sur le sujet.<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Albert Moukheiber est docteur en neurosciences et psychologue clinicien. En outre, il donne des cours \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9, anime des conf\u00e9rences scientifiques et a d\u00e9sormais publi\u00e9 plusieurs ouvrages concernant les neurosciences.<br \/>\nDans son second livre, Neuromania, l&rsquo;auteur souhaite revenir sur la tendance \u00e0 vouloir tout expliquer par le prisme des neurosciences et du fonctionnement de notre cerveau. Qu&rsquo;en a-t-on pens\u00e9 ?<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2311,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[149,33,11,166,38],"class_list":["post-2360","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-a-lire","tag-biais-cognitifs","tag-neurosciences","tag-psychologie","tag-psychologie-cognitive","tag-vulgarisation-scientifique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2360","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2360"}],"version-history":[{"count":16,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2360\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2385,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2360\/revisions\/2385"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2311"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2360"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2360"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2360"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}