{"id":2075,"date":"2024-03-15T07:40:31","date_gmt":"2024-03-15T06:40:31","guid":{"rendered":"https:\/\/www.psy-science.fr\/?p=2075"},"modified":"2024-12-02T14:30:21","modified_gmt":"2024-12-02T13:30:21","slug":"whitney-goodman-positivite-toxique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/2024\/03\/15\/whitney-goodman-positivite-toxique\/","title":{"rendered":"Whitney Goodman &#8211; Positivit\u00e9 toxique"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"421\" src=\"https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Positivite-toxique-site.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2076\" srcset=\"https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Positivite-toxique-site.jpg 300w, https:\/\/www.psy-science.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Positivite-toxique-site-214x300.jpg 214w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td><strong>Quel est le titre du livre&nbsp;?<\/strong><\/td><td>Goodman, W. (2022). <em>Positivit\u00e9 toxique<\/em>. Eyrolles.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Quel est le sujet du livre&nbsp;?<\/strong><\/td><td>Whitney Goodman est une psychoth\u00e9rapeute am\u00e9ricaine. \u00a0 <br><br>Dans ce livre, elle propose de s\u2019int\u00e9resser \u00e0 la positivit\u00e9 toxique, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019injonction \u00e0 \u00eatre positif et rechercher le bonheur en tout et en tout moment sans consid\u00e9rer les aspects syst\u00e9miques des situations ou les moments n\u00e9gatifs. Elle appelle \u00e0 une approche plus mesur\u00e9e, la positivit\u00e9 utile, qui accepte la complexit\u00e9 de l\u2019humain et de nos soci\u00e9t\u00e9s ainsi que le fait que chacun peut vivre des choses positives ou n\u00e9gatives. Elle appelle enfin \u00e0 la recherche d\u2019une vie centr\u00e9e sur nos valeurs plut\u00f4t que sur la recherche du bonheur en lui-m\u00eame. \u00a0 <br><br>Au fil des chapitres\u00a0: <br>&#8211; L\u2019autrice introduit d\u2019abord la notion de positivit\u00e9 toxique et certaines th\u00e9ories de d\u00e9veloppement personnel en lien : pens\u00e9e positive et principe de mat\u00e9rialisation, loi de l&rsquo;attraction&#8230;<br>&#8211; Ensuite, elle s\u2019attarde sur ce qui a permis \u00e0 ce concept de se propager dans toutes nos sph\u00e8res de vie.<br>&#8211; Apr\u00e8s, elle expose un certain nombre d\u2019exemples de situations de vie dans lesquelles la positivit\u00e9 toxique ne peut \u00eatre d\u2019aucune aide\u00a0mais est n\u00e9anmoins souvent pr\u00e9sente\u00a0: infertilit\u00e9 ou fausse couche, chagrin ou perte d\u2019un \u00eatre cher, maladie ou handicap, probl\u00e8mes sentimentaux, \u00e9loignement de la famille, probl\u00e8mes de carri\u00e8re ou perte d\u2019un emploi, apparence physique, \u00e9v\u00e9nement traumatisant, grosse ou r\u00f4le parental, discriminations, probl\u00e8mes de sant\u00e9 mentale.<br>&#8211; Whitney Goodman enchaine ensuite en expliquant comment la positivit\u00e9 toxique, notamment par les affirmations positives, peut avoir comme effet paradoxal de g\u00e9n\u00e9rer un sentiment de honte. Elle pr\u00e9sente aussi la gratitude dans ses effets positifs comme dans ses contre-indications.<br>&#8211; Elle s\u2019attarde ensuite sur les \u00e9motions, notamment pour sensibiliser au fait qu\u2019il n\u2019existe pas d\u2019\u00e9motions n\u00e9gatives en soi et pour sensibiliser \u00e0 diff\u00e9rents aspects de l\u2019intelligence \u00e9motionnelle (identifier, communiquer et g\u00e9rer au mieux ses \u00e9motions et celles des autres).<br>&#8211; Le chapitre suivant concerne la plainte, l\u2019autrice y d\u00e9fend la plainte comme un comportement social et invite \u00e0 trouver le bon \u00e9quilibre dans ce comportement.<br>&#8211; Apr\u00e8s avoir pr\u00e9sent\u00e9 la plainte, l\u2019autrice explique ensuite comment soutenir autrui en se prot\u00e9geant soi-m\u00eame pour adopter une attitude \u00e9quilibr\u00e9e concernant le soutien social.<br>&#8211; Enfin, l\u2019avant dernier chapitre concerne le lien entre positivit\u00e9 toxique et discriminations. L\u2019autrice y \u00e9voque comment la positivit\u00e9 toxique peut \u00eatre un outil pour entretenir les rapports de forces et diverses discriminations\u00a0: apparence physique, sexisme, racisme, homophobie \u2026<br>&#8211; Pour conclure, Whitney Goodman pr\u00e9sente une alternative \u00e0 la recherche du bonheur et la positivit\u00e9 toxique\u00a0: se concentrer sur ses valeurs et chercher ce qui fonctionne avec nous. Elle appelle \u00e0 se d\u00e9tourner des formules toutes faites et de l\u2019obsession du d\u00e9veloppement personnel pour trouver la vie qui nous convient r\u00e9ellement.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Qu\u2019a-t-on particuli\u00e8rement aim\u00e9&nbsp;?<\/strong><\/td><td>Tout d\u2019abord, nous devons indiquer que le livre r\u00e9pond \u00e0 certains des crit\u00e8res qui nous importent&nbsp;: <br>&#8211; Il traite bien de son sujet et offre une premi\u00e8re approche assez compl\u00e8te de la positivit\u00e9 toxique.<br>&#8211; Le langage est intelligible et plut\u00f4t accessible au grand public. &nbsp; <br><br>Nous souhaitons ajouter que l\u2019autrice a \u00e9tay\u00e9 sa r\u00e9flexion et ses propos d\u2019exemples de patients qu\u2019elle a pu prendre en charge dans ses activit\u00e9s de psychoth\u00e9rapeute. Cela aide \u00e0 incarner la r\u00e9flexion concernant les aspects n\u00e9gatifs de la positivit\u00e9 et de certains concepts de d\u00e9veloppement personnel comme la pens\u00e9e positive ou la loi l\u2019attraction. &nbsp; <br><br>Nous avons appr\u00e9ci\u00e9 retrouver des exemples de plusieurs contextes&nbsp;: relations familiales, apparence physique, contexte professionnel, deuil \u2026 Cela aide \u00e0 toucher un plus grand public et aide \u00e0 sensibiliser les professionnels de diff\u00e9rents secteurs en proie \u00e0 la positivit\u00e9 toxique. &nbsp; <br><br>Pour finir, nous avons aim\u00e9 retrouver une approche mesur\u00e9e. L\u2019autrice n\u2019est pas contre la positivit\u00e9 ni m\u00eame contre la psychologie positive, mais elle s\u2019engage en revanche contre cette forme de positivit\u00e9 toxique qui ne laisse plus de place \u00e0 la nuance, g\u00e9n\u00e8re une injonction \u00e0 la positivit\u00e9 et un d\u00e9ni de ce qui peut \u00eatre n\u00e9gatif dans la vie. Cette positivit\u00e9 toxique sur-responsabilise l\u2019individu dans ce qui peut lui arriver au d\u00e9triment de consid\u00e9rations syst\u00e9miques et peut s\u2019av\u00e9rer extr\u00eamement pathog\u00e8ne, source de conflits, de honte voire de discriminations. Derri\u00e8re l\u2019intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;positivit\u00e9 toxique&nbsp;\u00bb, l\u2019autrice n\u2019appelle pas \u00e0 une n\u00e9gativit\u00e9 ou \u00e0 se focaliser uniquement sur le n\u00e9gatif, mais plut\u00f4t \u00e0 une positivit\u00e9 utile, une consid\u00e9ration de tous les aspects de notre existence et \u00e0 s\u2019affranchir des injonctions de d\u00e9veloppement personnel qui se propagent et nous enferment. Nous soutenons cette r\u00e9flexion.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Consid\u00e8re-t-on qu\u2019il puisse s\u2019agir d\u2019un livre de r\u00e9f\u00e9rence sur sa th\u00e9matique&nbsp;?<\/strong><\/td><td>Non.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Sinon, pourquoi&nbsp;?<\/strong><\/td><td>Le livre manque cruellement de r\u00e9f\u00e9rences bibliographiques. L\u2019autrice cite r\u00e9guli\u00e8rement des \u00e9tudes, sans nommer les auteurs ou sourcer ces \u00e9tudes. Les livres conseill\u00e9s \u00e0 la fin de l\u2019ouvrage ne correspondent qu\u2019\u00e0 une partie des r\u00e9f\u00e9rences abord\u00e9es par l\u2019autrice, principalement dans le chapitre d\u00e9di\u00e9 aux discriminations. &nbsp; <br><br>En revanche, le livre, s\u2019il ne rentre pas dans nos livres de r\u00e9f\u00e9rences, est un bon support de r\u00e9flexion concernant l\u2019ambivalence de la positivit\u00e9 et les risques de d\u00e9velopper une positivit\u00e9 toxique.<\/td><\/tr><tr><td><strong>A quel public le conseillerions-nous&nbsp;?<\/strong><\/td><td>Les \u00e9tudiants et enseignants en psychologie, les psychologues notamment les psychologues du travail ou les psychologues cliniciens. &nbsp; <br><br>Les \u00e9tudiants, enseignants et professionnels des ressources humaines, pour la partie concernant la positivit\u00e9 toxique au travail. &nbsp; <br><br>Les clients, praticiens et coachs en d\u00e9veloppement personnel. &nbsp; <br><br>Toute personne int\u00e9ress\u00e9e par la th\u00e9matique.<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Whitney Goodman est une psychoth\u00e9rapeute am\u00e9ricaine. Dans ce livre, elle propose de s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 la positivit\u00e9 toxique, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;injonction \u00e0 \u00eatre positif et rechercher le positif en tout et en tout moment sans consid\u00e9rer les aspects syst\u00e9miques des situations ou les moments n\u00e9gatifs. Elle appelle \u00e0 une approche plus mesur\u00e9e, la positivit\u00e9 utile, qui accepte la complexit\u00e9 et invite \u00e0 accueillir tant le positif que le n\u00e9gatif.<br \/>\nA qui peut-on recommander ce livre ?<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2311,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[117,142,107,56,156],"class_list":["post-2075","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-a-lire","tag-developpement-personnel","tag-psychologie-du-travail","tag-psychologie-positive","tag-psychotherapie","tag-sante-mentale"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2075","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2075"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2075\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2081,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2075\/revisions\/2081"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2311"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2075"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2075"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.psy-science.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2075"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}